Le jansénisme

Résumé de l’article de Tournand Introduction à la vie littéraire du 17e siècle

1. La faute originelle et la corruption de la nature humaine

L’élément caractéristique qui indique la différence entre les penseurs chrétiens et les humanistes est que les penseurs chrétiens remarquent l’interruption de continuité entre l’amour-propre et l’amour de Dieu. Il n’y a pas d’association entre ces deux amours cat tout ce qu’on attache à l’amour-propre s’oppose à l’amour de Dieu. Les gens n’ont plus la nature humaine telle qu’ils avaient avant le premier péché. Avant le premier péché tous les deux amours s’accordaient et il y avait ces deux amours en homme car son amour-propre était destiné pour l’amour de Dieu. Au moment où l’homme a cessé d’aimer lui-même pour Dieu, Dieu l’a quitté et l’homme a perdu ce deuxième amour (l’amour de Dieu). C’était la naissance de l’amour-propre. L’homme a commencé de s’aimer de l’amour infini, sa nature et comme le contraire à l’équilibre précédent ; il l’a fait peine de contradictions : l’homme est constamment malheureux car il est obligé d’aimer celui qui est rempli de défauts et il lui est très difficile d’accepter cette vérité. C’est pourquoi il essaye de cacher son insuffisance. En plus, c’est la rupture de deux mondes : le monde organisé par Dieu et conduit par la charité et celui organisé par Dieu et conduit par la charité et celui organisé par l’homme et conduit par l’amour-propre qui l’empêche de se guérir. Selon Pascal, l’homme « veut être grand » mais il ne peut pas le choisir, cela n’est  que sa destinée. Continuer la lecture de Le jansénisme

La Lituanie dans les souvenirs de Emmanuel Levinas et Romain Gary

Les lituaniens sont fiers de l’origine lituanienne de grands écrivains français Emmanuel Levinas et Romain Gary. Tous les deux sont nés en Lituanie : Levinas à Kaunas, Gary à Vilnius, pendant les périodes des occupations sévères. Lors de la vie de Levinas à Kaunas, le pays appartenait à l’Empire de Russie. La période de la vie de Gary à Vilnius est marquée par l’annexion de cette ville par la Pologne. Qu’est-ce que ces écrivains se souviennent de leurs enfance, quelle Lituanie ont-ils emporté en France dans leurs mémoires, quelle Lituanie ils présentent aux lecteurs ? Gary a écrit le roman autobiographique « La promesse de l’aube » où il raconte l’histoire de sa vie. Levinas, lui aussi, mentionnait assez souvent Kaunas et la culture de Litvaks (Litvak – le juif lituanien) en Lituanie. Les faits biographiques de ces auteurs sont déjà reconstruits, on connait qui étaient leurs parents, où ils ont vécu, quand ils ont quitté le pays. Les lieus les plus importants marquants leurs biographies sont marquées par les plaques commémoratives. Le monument destiné à Gary placé à Vilnius rappelle un épisode de son roman : le garçon en train de manger le soulier afin de prouver son amour à une fille. Le café ayant pour titre « Roman Gary » est décoré par des photographies de l’écrivain. La traduction lituanienne des livres de Gary est fortement encouragée. En outre, le club de Gary a été fondé à Vilnius. Si on comparait la réception de ces deux auteurs en Lituanie, on remarquait que l’accueille de Gary a été beaucoup plus chaleureuse, plus bruyante, marquée par des articles dans la presse, des évènements nombreux. Levinas a été accepté beaucoup plus modestement, peut-être pour la raison que ses œuvres sont moins connues au public lituanien. Continuer la lecture de La Lituanie dans les souvenirs de Emmanuel Levinas et Romain Gary

Simone de Beauvoir: Le deuxième sexe (résumé de l’introduction)

Le féminisme, c’est un thème auquel on revient assez souvent même si on évite de toucher ce sujet, devenu déjà agaçant. Ce qui reste toujours problématique, c’est la définition des femmes: qu’est-ce que c’est qu’une femme? Toutes les femmes diffèrent des hommes elles ont un utérus. Tout de même, certaines femmes ne sont pas définies comme toutes les autres. Il y a deux sexes dans le monde, les femmes n’y sont pas du tout la minorité, il y a un équilibre entre les deux sexes mais on déclare que la féminité est en danger car une femelle humaine n’est pas forcément une femme. Autrefois, on créait des concepts pour indiquer comment doit être la femme. Aujourd’hui, l’idée de caractériser une femme de telle manière que les Juifs ou les Noirs est rejetée. Les philosophes du nominalisme déclarent que les femmes sont une partie des êtres humains et elles ne sont appelées « femmes » que d’une manière conventionnelle. Selon Dorothy Parker, les hommes autant que les femmes doivent être estimés comme des êtres humains. Et pourtant, les femmes ne sont pas des hommes. Si on rejette le concept féminin, cela ne veut pas dire qu’on rejette la présence des femmes. Enfin, les femmes qui se disent être égales des hommes n’exigent pas moins de respect masculin. Les femmes diffèrent des hommes par de nombreux caractéristiques: les vêtements, le visage, le corps, etc. Peut-être que ces différences cont disparaître plus tard mais pour le moment elles sont bien évidentes. Continuer la lecture de Simone de Beauvoir: Le deuxième sexe (résumé de l’introduction)

Virtue, vertu

Et nous aurions dû la nommer « plaisir », mot plus favorable, plus naturel et plus doux, plutôt que d’employer à son propos celui d’une « vigueur» – la vertu – comme nous l’avons fait. Montaigne, Essais, XX.

We ought to have given virtue the more favourable, noble and natural name of pleasure not (as we have done) a name derived from vis (vigour). Montaigne, Essays, XX.

Today I came across the etymology of words « virtue », « vertu » when reading Montaigne’s Essays and it was a nice surprise. I have never realised their roots. Well, dictionaries tell that they come from Latin virtus, which means « power », « manliness ». It is also said that virtus comes from Latin vir ( « man »). In Sanscrit it’s वीर (vīrá), in Old Prussian wijrs. In still existing languages Latvian and Samogitian it’s vīrs and Lithuanian vyras (y is pronouced like long i). The word vir itself comes from Proto-Indo-European *wiHrós which is derived from the verb *weyh₁– ( « to hunt ») (cf. Sanskrit वेति (véti), Lithuanian výti etc.), which would render the reconstruction as *wih₁rós, with *h₁ at the place of otherwise unreconstructable laryngeal *H, and the original meaning of « hunter ».

La Fontaine – peintre des animaux

Introduction
Jean de La Fontaine vivait au XVIIe siècle. Il essayait de montrer la société de son époque telle quelle était. Ce fabuliste est une personnalité très intéréssante, donc, d’abord, on va parcourir très rapidement sa biographie (qui est inséparable des fables). Ensuite, on va dévélopper l’idée du monde des fables: le monde animalier et le monde humain (en quoi ils diffèrent et se ressemblent). Après suivent les analyses des fables qui reflètent très précisément le sujet analysé et qui évoquent des descriptions qui procurent l’idée des animaux qui représentent l’homme. En évoquant l’importance du rythme et de la rime on va présenter des fragments de la fable « Le Cerf se voyant dans l’eau ». Comme la longueur des descriptions varie, on a choisi deux fables « Le Cochet, le Chat et le Souriceau » et « Le Rat de la ville et le Rat des champs » pour préciser cette différence. Dans la première fable des descriptions sont plus longues que dans la deuxième. Cela dépend de vouloir-dire de l’auteur, sur quoi il s’appuie, et de ce qu’il veut souligner. Le dernier aspect examiné, c’est la Cour du roi au XVIIe siècle et la façon d’imiter et d’utiliser les personnages animaliers. Le roi de la Cour est le Lion qui se présente dans les fables dès le premier livre jusqu’au dernier. En parcourant les fables on remarque le progrès de ce personnage. Au début il est simplement le roi des fôrets et vers la fin il ressemble plus au monarque réel du royaume. Afin de comparer les deux personnalités du Lion on va analyser trois fables. Les deux premières, « Le Lion et le Moucheron » et « Le Lion est devenu vieux », démontrent la force et l’échec absolu de l’animal alors que la fable « La Cour du Lion » est tout-à-fait différente. On y trouve le Lion-Prince. Continuer la lecture de La Fontaine – peintre des animaux

Rabelais – turning water into wine or power of imagination

 

 

In the 5th book of “Gargantua and Pantagruel” the travelers arrive to the temple of the Oracle Bacbuc and in Chapter XLIII they discover the divine fountain. They are offered to drink some water from it and are asked what kind of taste do they feel. In the beginning the answer is simple: water. However, the Oracle accuses them of the lack of the imagination and self-knowledge. They are asked to drink one more time and imagine the taste of wine. The miracle occurs: every of the characters feel the taste of his favorite wine. So water changes into wine thanks to the power of imagination. Actually water stays water but there is a change in the heads of travelers. Continuer la lecture de Rabelais – turning water into wine or power of imagination

Romain Gary and Michel Houellebecq – Evolution of « ideologies »

Introduction

Gros-Calin by Romain Gary was published in 1974. It’s just few years after the ideological revolution of May 68 which began in France and split in all over the world. We can consider that novel as a mirror of the society in that time and Gary’s input into these “events”. He states his own opinion and evaluates the phenomenas taking place around him. The main goal of that revolution was to deny all kinds of authorities, to reestablish liberty and equality, to replace conservative morality with the liberal morality. Continuer la lecture de Romain Gary and Michel Houellebecq – Evolution of « ideologies »