eHibou http://www.ehibou.com la littérature française Fri, 17 Jan 2014 20:32:48 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.4 4843442 Le jansénisme http://www.ehibou.com/le-jansenisme/ noAdipex, also known as Adipex-Pno
Tue, 08 Feb 2011 21:04:03 +0000
http://www.ehibou.com/?p=219 Continue reading Le jansénisme]]> Résumé de l’article de Tournand Introduction à la vie littéraire du 17e siècle

1. La faute originelle et la corruption de la nature humaine

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L’élément caractéristique qui indique la différence entre les penseurs chrétiens et les humanistes est que les penseurs chrétiens remarquent l’interruption de continuité entre l’amour-propre et l’amour de Dieu. Il n’y a pas d’association entre ces deux amours cat tout ce qu’on attache à l’amour-propre s’oppose à l’amour de Dieu. Les gens n’ont plus la nature humaine telle qu’ils avaient avant le premier péché. Avant le premier péché tous les deux amours s’accordaient et il y avait ces deux amours en homme car son amour-propre était destiné pour l’amour de Dieu. Au moment où l’homme a cessé d’aimer lui-même pour Dieu, Dieu l’a quitté et l’homme a perdu ce deuxième amour (l’amour de Dieu). C’était la naissance de l’amour-propre. L’homme a commencé de s’aimer de l’amour infini, sa nature et comme le contraire à l’équilibre précédent ; il l’a fait peine de contradictions : l’homme est constamment malheureux car il est obligé d’aimer celui qui est rempli de défauts et il lui est très difficile d’accepter cette vérité. C’est pourquoi il essaye de cacher son insuffisance. En plus, c’est la rupture de deux mondes : le monde organisé par Dieu et conduit par la charité et celui organisé par Dieu et conduit par la charité et celui organisé par l’homme et conduit par l’amour-propre qui l’empêche de se guérir. Selon Pascal, l’homme « veut être grand » mais il ne peut pas le choisir, cela n’est  que sa destinée.

2. La condamnation du monde

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Cette rupture permet de faire la conclusion que le monde est condamné et pour nier cela l’homme s’est créé le monde imaginaire, basé sur les illusions. Le divertissement est comme le seul moyen d’échapper à soi-même, à son insuffisance. En oubliant la vérité l’homme crée plus de possibilités de se mentir et de lui faire mentir les autres.  Les rois alors ne sont pas une exception. Ils se distraient pour oublier leur nature humaine : leur noblesse n’est pas capable de les rendre heureux et le seul bonheur pour eux est la possibilité de divertissement.

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L’honnêteté est le symbole du modèle mondain et, selon Pascal, elle ne devrait pas être pareille à la charité qui n’appartient qu’à l’amour de Dieu (sinon cela serait la parodie de l’amour de Dieu). L’homme a la nécessité de motiver ce sentiment qu’il éprouve (l’amour-propre), mais c’est impossible car il le cache et dissimule. Les jansénistes trouvent que c’est la raison principale de l’honnêteté. L’amour-propre a besoin d’être semblable à la charité car c’est la seule méthode de réussir.

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L’amour-propre se laisse attraper par la tromperie : nous mentons aux autres en masquant notre amour-propre. Tout cela est très loin de la charité qui demande le renoncement à l’amour de soi mais celle-ci veut devenir comme un élément complémentaire de la charité. Selon Pascal, l’homme a deux caractères : il est abusif avec soi-même car il veut devenir toujours l’axe de tout et il est fâcheux contre les autres car il veut les dominer : « car chaque moi est l’ennemi et voudrait être le tyran de tous les autres ». Pascal critique le divertissement qui trompe et cache la vérité et qui permet l’épanouissement de l’amour-propre.

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Le divertissement est la cause de l’aveuglement de l’homme et, en plus, il fait partie du désir, le don de Satan. L’homme est mené par l’amour-propre vers les trois promesses : l’indépendance, le savoir et la possession, le plaisir. Il a obtenu l’indépendance et il cherche à satisfaire ces désirs et c’est pourquoi il essaye d’éviter la vérité sur lui-même et de chercher constamment ce dont il a besoin.  Le rejet de la vérité empêche d’acquérir la satisfaction et l’amour que l’homme éprouvait pour Dieu avant le péché. C’est pourquoi l’homme essaye d’imaginer tout ce qui pourrait louanger son avidité.  Son amour-propre, qu’il éprouve pour les autres, est basée sur la maîtrise de soi sans aucuns désirs. Le divertissement nous envoie vers les avantages qui nous semblent être pouvoir capables de remettre en accord nous-mêmes. L’homme n’a pas le pouvoir d’aimer et d’être celui qu’il aime en même temps et seulement Dieu a ce pouvoir car il est infini. L’homme, au contraire, est une créature finie et pendant toute sa vie il cherche à expliquer sa nature et cette poursuite finit avec sa mort. Cette recherche sans arrêt nous empêche de nous contempler et de nous détester nous-mêmes. En effet, il y a deux recherches en nous : la recherche de soi et la recherche de l’évasion de soi. Nous espérons nous trouver tels que nous voulons mais cela est impossible car nous ne pouvons pas limiter nos désirs.

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La recherche elle-même est le divertissement car pour trouver la vérité nous pratiquons toutes sortes d’activités mais nous ne la cherchons jamais là où elle est vraiment : dans sa bassesse et son inpuissance.

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La Lituanie dans les souvenirs de Emmanuel Levinas et Romain Gary http://www.ehibou.com/la-lituanie-dans-les-souvenirs-de-emmanuel-levinas-et-romain-gary/ http://www.ehibou.com/la-lituanie-dans-les-souvenirs-de-emmanuel-levinas-et-romain-gary/#comments Tue, 25 May 2010 10:22:34 +0000 http://www.ehibou.com/?p=200 Continue reading La Lituanie dans les souvenirs de Emmanuel Levinas et Romain Gary]]> Les lituaniens sont fiers de l’origine lituanienne de grands écrivains français Emmanuel Levinas et Romain Gary. Tous les deux sont nés en Lituanie : Levinas à Kaunas, Gary à Vilnius, pendant les périodes des occupations sévères. Lors de la vie de Levinas à Kaunas, le pays appartenait à l’Empire de Russie. La période de la vie de Gary à Vilnius est marquée par l’annexion de cette ville par la Pologne. Qu’est-ce que ces écrivains se souviennent de leurs enfance, quelle Lituanie ont-ils emporté en France dans leurs mémoires, quelle Lituanie ils présentent aux lecteurs ? Gary a écrit le roman autobiographique « La promesse de l’aube » où il raconte l’histoire de sa vie. Levinas, lui aussi, mentionnait assez souvent Kaunas et la culture de Litvaks (Litvak – le juif lituanien) en Lituanie. Les faits biographiques de ces auteurs sont déjà reconstruits, on connait qui étaient leurs parents, où ils ont vécu, quand ils ont quitté le pays. Les lieus les plus importants marquants leurs biographies sont marquées par les plaques commémoratives. Le monument destiné à Gary placé à Vilnius rappelle un épisode de son roman : le garçon en train de manger le soulier afin de prouver son amour à une fille. Le café ayant pour titre « Roman Gary » est décoré par des photographies de l’écrivain. La traduction lituanienne des livres de Gary est fortement encouragée. En outre, le club de Gary a été fondé à Vilnius. Si on comparait la réception de ces deux auteurs en Lituanie, on remarquait que l’accueille de Gary a été beaucoup plus chaleureuse, plus bruyante, marquée par des articles dans la presse, des évènements nombreux. Levinas a été accepté beaucoup plus modestement, peut-être pour la raison que ses œuvres sont moins connues au public lituanien.

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Dans le mémoire de ces deux écrivains la Lituanie paraît différente. Tout d’abord, Gary ne fait aucune mention du nom de Lituanie, il affirme d’avoir vécu avec sa mère à Wilno, en Pologne, dans une petite ville de province qui, selon lui, n’était ni lituanien, ni polonais, ni russe. À cet égard, il est tout à fait raison, comte tenu de la composition démographique de cette ville à l’époque. Levinas note également que Kaunas (Kovno) était une province de la Russie tzariste, mais note qu’il s’agissait du centre administratif. En plus, il appelle le pays la Lituanie et pas la Russie. Cela témoigne sa compréhension du fait de l’occupation et la lutte pour l’indépendance.

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Bien que les parents de deux écrivains étaient juifs, la langue parlée à la maison était le russe. Dans le cas de Gary ce fait se révèle par les mots de sa mère « frantzuski poslannik » (« l‘ambassadeur français ») qui lui étaient répétés constamment. En outre, sa mère parlait le français avec un fort accent russe. L‘importance de la culture russe dans l‘enfance de Gary se présente par la mention assez fréquente de grands écrivains, danseurs, compositeurs: Nijinsky, Gorki, Tolstoï, Tchekhov. Gary comprenait également le polonais car il traduit le nom polonais du voisin Piekielny en français (« infernal »). En plus, sa mère lui apprenait le français avec un seul espoir d’atteindre la France un jour et de s’y installer. Levinas affirme que son père a parlé le russe en raison de rester dans le pays et de créer la vie en Russie (bien que, selon Levinas, il était très difficile d’échapper à la province et de s’installer à Moscou ou à Saint Petersburg). La culture russe a été également importante à Kaunas à cette époque-là. Les œuvres des écrivains russes ont été lus largement : Gogol, Dostoïevski, Pouchkine, Lermontov, Tolstoï. Comme un des évènements les plus mémorables de son enfance était la mort de Tolstoï, bien qu’il ne connaissait que le nom. Levinas présente un exemple, où habitant déjà en France un israélite d’origine de l’Europe de l’Est lui a rendu visite. Après avoir vu des œuvres complètes de Pouchkine chez lui il a constaté ironiquement qu’il est clair tout de suite que vous êtes chez le juif. Levinas avoue d’avoir appris à lire le russe assez vite. À partir de l’âge de six ans il apprenait l’hébreu.

L‘enfance est une période extrêmement sensible. Selon Levinas, les pensées philosophiques sont le résultat des réflexions préphilosophiques. On remarque cela dans les souvenirs de ces deux écrivains : ils se souviennent de l’environnement dans lequel ils ont été formé et mûri. Gary même compare Vilnius à une arène où il se préparait aux combats futurs comme un gladiateur. Levinas également accentue l’importance de premières lectures, la familiarité avec les auteurs russes (surtout Dostoïevski), la connaissance de la culture hébraïque, l’étude du Talmud.

Les parents ont un impact significatif pour la formation de l‘opinion sur le milieu qui entoure la famille. Gary a vécu avec sa mère pour qui Vilnius ne portait aucune joie. Son objectif principal était d‘y échapper le plus vite possible. L’écrivain a vu les peines de sa mère afin de gagner le morceau du pain quotidien, il a vu sa souffrance de la dérision, la colère et l’hostilité des gens. Naturellement tel environnement ne pouvait pas laisser de bons souvenirs. La description de Vilnius dans son roman se lit comme une sorte de revanche pour cette ville inhospitalière à l’aide de l’art miraculeuse de l’ironie, si bien métrisée par Gary. Il semble que tout l’environnement autour de lui a été négatif : les hivers terriblement froids, beaucoup de neige au long des murs sales et gris. L’auteur raconte avec regret un évènement mémorable : une plainte a été posée contre sa mère à la police polonaise, si méfiante des réfugiés russes. Cela a été fait par les voisins, c’est pourquoi Gary à plusieurs reprises répète avec insistance l’adresse de leur maison : la Grande Poluhanka (aujourd’hui Rue Basanaviciaus), numéro seize. Il se souvient également un polonais gros et chauve avec une moustache de cafard qui a participé à la liquidation du salon de mode appartenant à sa mère. Une certaine vengeance se manifeste dans la déclaration concernant les anciennes clientes du salon qui ont tourné le dos à sa mère pendant la période difficile. Même s’il ne se rappelle pas leurs noms (on peut comprendre que s’il se souvenait il les dirait absolument), il espère qu’elles vivent encore et que le régime soviétique leur a enseigné de l’humanité. Gary peint la société de Vilnius comme ignorante, accentue les défauts. Pourtant, cette société n’était pas indifférente à la haute couture de Paris, ce qui a permis à sa mère de falsifier les étiquettes et d’ouvrir le salon de mode de Paul Poiret qui était préféré par l’aristocratie de la ville. Un autre personnage agissant dans son roman est le boulanger Mishka. Gary exprime son fureur envers Vilnius encore une fois par une réflexion que si le boulanger au lieu de rester dans la ville perdue et lointaine de l’Europe de l’Est venait à Paris, il devenait riche et connu dont les clientes seraient les délicates parisiennes. Gary demande d’imaginer un enfant dans les forêts lituaniennes à qui les légendes fabuleuses ont été racontées sur la France. Ainsi, l’écrivain impose de nouveau l’image sauvage de Lituanie. En concluant ses souvenirs de la vie à Vilnius, Gary dit que sa mère et lui ont quitté Vilnius sans aucun remords.

Dans les souvenirs de Levinas, contrairement à l’histoire de Gary, la Lituanie est liée avec des études et la science, au moins, il n‘y a aucune mention sur l’obscurité et l‘ignorance des gens. Le père de Levinas avait un magasin dans la rue principale de la ville –Avenue de Nicholas (aujourd’hui l’Avenue de Liberté) dans laquelle il vendait des livres et des journaux. Kaunas avait plusieurs écoles secondaires juives (y compris le gymnase des filles juives) qui comprenaient principalement la clientèle de la librairie. Levinas mentionne que la vieille ville de Kaunas a été habitée principalement par des juifs. En effet, au début de 20ième siècle plus que moitié de la population de Kaunas étaient des juifs. Cela n’était pas un ghetto, Levinas assure qu’il n’y avait pas de ghettos dans cette période-là. Dans la vieille ville il avait plusieurs synagogues, lieus d’études et de rencontres communautaires. Pour Levinas la Lituanie est associée avec un pays de l’Europe de l’Est où l’éducation a été très appréciée. Les études talmudiques ont joué un rôle important. Levinas souligne que cela n’était pas les études mystiques de Talmud mais seulement des commentaires et des commentaires. L’auteur se rappelle du célèbre Gaon de Vilnius (Wilna), qu’il décrit comme le dernier grand talmudiste juif du 18ième siècle sous l’influence duquel vivait toute la communauté juive. Gary ne mentionne pas la communauté juive à Vilnius mais décrit à plusieurs reprises le destin tragique des juifs : le voisin mentionné  M. Piekielny tout comme les autres quelques millions de juifs termina ses jours dans le crématorium. La deuxième famille de son père est empoisonnée dans la chambre de gaz, le père lui-même meurt de la peur sur le chemin vers cette chambre. Les parents de Levinas ont été fusillés à la maison à Kaunas.

Les deux auteurs ont perdu leur connexion avec la Lituanie pendant l’enfance, personne ne les attendait dans ce pays, ils ont trouvé leurs nouveaux maisons en France. Toutefois, leur mémoire revient lentement en Lituanie. Et les souvenirs qu’ils ont racontés ou décrits nous présentent l’occasion de regarder différemment à leurs personnalités, de comprendre ce qui signifiait pour eux l’origine lituanienne comment ils avaient été affectés par la culture de la société autour de laquelle leur enfance se passait. Espérons qu’à l’avenir ces écrivains ne seront pas oubliés en Lituanie, que leur réception n’est pas seulement un fait instantané afin de se vanter que la Lituanie a « formé » de telles personnalités comme Levinas et Gary.

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Simone de Beauvoir: Le deuxième sexe (résumé de l’introduction) http://www.ehibou.com/simone-de-beauvoir-le-deuxieme-sexe-resume-de-lintroduction/ http://www.ehibou.com/simone-de-beauvoir-le-deuxieme-sexe-resume-de-lintroduction/#comments Fri, 21 May 2010 18:59:36 +0000 http://www.ehibou.com/?p=180 Continue reading Simone de Beauvoir: Le deuxième sexe (résumé de l’introduction)]]> Le féminisme, c’est un thème auquel on revient assez souvent même si on évite de toucher ce sujet, devenu déjà agaçant. Ce qui reste toujours problématique, c’est la définition des femmes: qu’est-ce que c’est qu’une femme? Toutes les femmes diffèrent des hommes elles ont un utérus. Tout de même, certaines femmes ne sont pas définies comme toutes les autres. Il y a deux sexes dans le monde, les femmes n’y sont pas du tout la minorité, il y a un équilibre entre les deux sexes mais on déclare que la féminité est en danger car une femelle humaine n’est pas forcément une femme. Autrefois, on créait des concepts pour indiquer comment doit être la femme. Aujourd’hui, l’idée de caractériser une femme de telle manière que les Juifs ou les Noirs est rejetée. Les philosophes du nominalisme déclarent que les femmes sont une partie des êtres humains et elles ne sont appelées “femmes” que d’une manière conventionnelle. Selon Dorothy Parker, les hommes autant que les femmes doivent être estimés comme des êtres humains. Et pourtant, les femmes ne sont pas des hommes. Si on rejette le concept féminin, cela ne veut pas dire qu’on rejette la présence des femmes. Enfin, les femmes qui se disent être égales des hommes n’exigent pas moins de respect masculin. Les femmes diffèrent des hommes par de nombreux caractéristiques: les vêtements, le visage, le corps, etc. Peut-être que ces différences cont disparaître plus tard mais pour le moment elles sont bien évidentes.

Si la femelle n’est pas nécessairement une femme, o, repose la question: comment est la femme? Les hommes n’écrivent pas de livres sur la position des hommes dans la société et ils n’annoncent pas, tout d’abord, qu’ils appartiennent au sexe masculine. Ce sentiment est naturel chez eux. Si on prend les deux pôles, les hommes occupent la position du positif et du neutre; le mot “les hommes” contient en soi tous les êtres humains. Tandis que les femmes sont le négatif car on fixe toujours des limites en la définissant. Un homme a raison parce qu’il est un homme. C’est la femme qui a tort. Le type humain masculin est un type absolu. La femme a ses caractéristiques qui lui sont propres: des ovaires, un utérus qui, selon les hommes, alourdissent le corps de la femme. L’homme a aussi des caractéristiques propres a lui: des hormones et des testicules mais, selon lui, son corps est un rapport directeavec le monde, lequel il comprend en toute objectivité. Aristote écrivait que la femme “manque de qualités” et Saint Thomas a décidé que la femme n’est que “homme manqué” (dans une histoire biblique Eve est créée d’un os d’Adam). L’humanité est masculine et la femme est définie par l’homme: la femme n’est pas autonome, elle se voit par rapport à l’homme. En l’appelant “le sexe”, l’homme la considère vraiment comme un être sexué. La femme est définie par l’homme mais l’homme n’est pas défini par la femme, car l’homme est l’Absolu (l’essentiel) et la femme est l’Autre (inessentiel). On trouve cette existance simultanée du Même et de l’Autre dans les mythologies antiques, mais à cette époque-là cette division n’était pas appliquée aux sexes. Il existe beaucoup d’exemples dans la vie qui indiquent ce phénomène de l’Autre: tous ceux qui n’appartiennent à notre entourage sont des Autres (les Juifs pour les antisémites, les Noirs pour les racistes américains, etc.) Selon Lévi-Strauss, l’homme, en passant vers “la Culture” s’est toujours vu par opposition à la femme et c’est la cause principale qui a mené les relations hommes-femmes vers la situation aujourd’hui. On pourrait éviter telle situation en basant un “mitsein” sur la solidarité. Tout individu se définit en s’opposant: il se voit l’essentiel et l’autre devient automatiquement inessentiel. L’Autre est défini comme l’Autre par l’Un et l’Un se définit comme l’Un lui-même. Pour que la transformation ne se produise pas, il faut que l’Autre obéisse à être considéré comme un étranger. Pourquoi les femmes obéissent aux hommes? Il y a assez d’exemples dans l’histoire quand une catégorie arrive à dominer une autre. Cela peut se produire à cause de l’inégalité numérique. Pourtant, les femmes ne sont pas une minorité, il y a un équilibre entre les deux sexes. La deuxième cause a été un événement historique, comme l’esclavage en Amérique, les conquêtes coloniales et les autres, qui ont soumis le plus faible sous l’autorité du plus fort. Mais il existe une période d'”avant” dans ces cas-là, c’est-à-dire, qu’avant, les Noirs et les habitants des colonies avaient leur propre culture et traditions. Les femmes sont plus proches d’exemple des prolétaires, qui ne sont pas la minorité non plus, et, de plus, ils n’ont jamais habité dans une collectivité séparée. Tout de même, l’existence des prolétaires a été provoquée par l’évolution historique, et les femmes ont toujours existé, donc, leur dépendance des hommes n’a pas été provoquée par un événement historique. C’est une condition naturelle qui provoque le changement. En étant l’inessentiel, la femme ne peut pas devenir l’essentiel sans produire elle-même le renversement. Les prolétaires, les Noirs se prononcent en disant “nous”, les femmes ne disent pas “nous”, les hommes les appellent ” les femmes” et elles adoptent ce terme pour ce nommer sans se définir comme Sujet. Les Noirs, les Indochinois se révèlent, font des révolutions, autant que la manifestation des femmes n’est que symbolique: elles ont reçu ce que les hommes leur ont accordé. C’est parce qu’elles ne peuvent pas se rassambler en une unité, elles sont dispersées parmi les hommes et elles sont plus rattachées à leurs maris ou pères qu’aux autres femmes. Les prolétaires, le Juifs et les Noirs peuvent se permettre à rêver de la destruction de ces adversaires, les femmes, au contraire, même en rêvant ne peuvent pas supprimer les hommes: la division des sexes est un phénomène biologique et pas un événement historique.

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Virtue, vertu http://www.ehibou.com/virtue-vertu/ Mon, 02 Nov 2009 11:33:57 +0000 http://www.ehibou.com/?p=182 Continue reading Virtue, vertu]]> Et nous aurions dû la nommer « plaisir », mot plus favorable, plus naturel et plus doux, plutôt que d’employer à son propos celui d’une « vigueur» – la vertu – comme nous l’avons fait. Montaigne, Essais, XX.

We ought to have given virtue the more favourable, noble and natural name of pleasure not (as we have done) a name derived from vis (vigour). Montaigne, Essays, XX.

Today I came across the etymology of words “virtue”, “vertu” when reading Montaigne’s Essays and it was a nice surprise. I have never realised their roots. Well, dictionaries tell that they come from Latin virtus, which means “power”, “manliness”. It is also said that virtus comes from Latin vir ( “man”). In Sanscrit it’s वीर (vīrá), in Old Prussian wijrs. In still existing languages Latvian and Samogitian it’s vīrs and Lithuanian vyras (y is pronouced like long i). The word vir itself comes from Proto-Indo-European *wiHrós which is derived from the verb *weyh₁– ( “to hunt”) (cf. Sanskrit वेति (véti), Lithuanian výti etc.), which would render the reconstruction as *wih₁rós, with *h₁ at the place of otherwise unreconstructable laryngeal *H, and the original meaning of “hunter”.

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