Rousseau, Emile ou de l’Education

Livre II
Dans son œuvre Rousseau insiste sur le fait qu’il faut respecter l’enfance, c’est-à-dire, qu’il faut permettre à l’enfant de révéler sa nature. L’éducation ne devrait pas aller contre la nature de l’enfant, elle peut être nuisible, même avoir un mauvais effet dans sa vie à l’avenir. L’enfant apprend lui-même différentes choses qui sont actuelles et compréhensibles pour lui juste en les observant. Les autres matières enseignées ne sont que le recueil des mots que l’enfant apprend par cœur sans comprendre le sens, sans pouvoir juger correctement, sans faire des liens, des rapports, des comparaisons. Les enfants apprennent par les images et pas par les idées, leurs connaissances viennent de leurs sentiments et pas de la raison. Il faut présenter à l’enfant ce qu’il peut comprendre et cacher ce qu’il doit ignorer. Les enfants eux-mêmes accumulent les actions, les discours dans leur mémoire et ils attendent le moment où ils seront capables de les juger. C’est mieux de ne pas instruire l’enfant pendant l’enfance que de l’instruire mal. Rousseau néglige l’importance de l’enseignement des langues, de l’histoire et des autres sciences qui ne sont pas seulement les mots ou les faits mais qui exigent la capacité de raisonner et de juger afin que l’étude ait un effet utile. L’éducation des enfants doit se dérouler étape par étape selon leurs capacités car les leçons apprises à un temps convenable seront mémorisées pour toute la vie. La lecture est ennuyeuse pour les enfants et ils ne doivent pas savoir lire avant qu’elle ne devienne utile pour eux. Rousseau critique surtout l’apprentissage en utilisant les fables de la Fontaine comme exemple car les enfants ne sont pas encore capables de retenir le vrai jugement des faits présentés et ils comprennent très souvent les textes différemment. Cela est dangereux car un tel apprentissage peut tromper les enfants en leur donnant une fausse idée de la vertu.
Livre III
A l’âge de l’adolescence les capacités physiques et morales des enfants se développent plus que leurs besoins, donc, ils peuvent plus qu’ils veulent. C’est une période très courte et il faut savoir bien en profiter. Selon Rousseau, il est très peu de sujets qui sont utiles à enseigner et qui peuvent être nécessaires pour le bien-être d’un homme. Il faut rejeter toutes les connaissances qui sont contre la nature humaine et mener l’éducation à travers les instincts. L’enfant devrait choisir lui-même ce qu’il veut apprendre et l’éducateur devrait le guider dans ses recherches. Les études de l’enfance sont menées par la nécessité et celles de l’adolescence sont basées sur l’utilité. Pendant l’enfance c’est plutôt le corps qui se développe et pendant l’adolescence c’est l’esprit, mené par la curiosité, qui veut s’instruire. Pendant l’enfance il faut s’occuper de ce qui touche et entoure les enfants et plus tard on éprouve déjà le désir d’élargir les connaissances acquises et il faudrait aborder tout d’abord les sujets qui sont visibles et qu’on peut montrer de façon pratique en les expliquant. Les sensations peuvent déjà être exprimées en idées mais lentement, les idées doivent venir des sensations.
Tout apprentissage doit être clair et compréhensible pour un enfant, il doit savoir l’utilité de ce qu’il apprend, les connaissances doivent lui être utile pour son âge. L’enfant peux apprendre les sciences de la nature comme la chimie, la cosmographie, la physique, comprendre les phénomènes de la nature lui-même, mais l’éducateur doit l’aider, le guider, lui procurer des exemples pratiques. Le but de l’éducateur est de susciter la curiosité en enfant pour les sciences et lui faire apprendre à réfléchir lui-même sans questionner tout le temps. Il est plus important que les enfants sachent les moyens et les méthodes pour s’instruire que d’apprendre les sujets dans tous leurs détails.
Il faut de retenir les sujets qui sont la base des autres car toutes les autres connaissances y sont liées et sont comprises plus facilement. Il faudrait se mettre à la place des enfants afin de comprendre leur conception et s’y adapter. Il faut laisser aux enfants la possibilité de commettre des fautes et essayer qu’ils les corrigent eux-mêmes. Avant de commencer de traiter quelque sujet l’enfant doit déjà avoir de l’expérience dans ce domaine. Il peut faire les instruments afin de vérifier le fonctionnement pratique des phénomènes appris. C’est aussi le moyen de maintenir le corps de l’enfant actif.La lecture n’est pas toujours nécessaire mais Rousseau nomme un seul livre qui peut être utile pour l’enfant. C’est Robinson Crusoé car en s’identifiant avec le héros du livre l’enfant s’imagine d’être un homme isolé qui doit juger les choses lui-même et comprendre ce qui est utile pour lui. L’homme est un individu dans la société et il faudrait éduquer les enfants ce cette manière.