Simone de Beauvoir: Le deuxième sexe (résumé de l’introduction)

La couple est une unité qui attache la femme et l’homme: la division des sexes est impossible, donc, la femme est caractérisée comme l’Autre dans la totalité da la société. Le désir sexuel et le désir des descendants ne mène pas l’homme à l’obéir la femme car, de l’autre côté, il est lié avec elle par un besoin économique qui n’affranchit pas la femme. L’homme n’affiche pas la satisfaction de ses besoins et la femme, par centre, intériorise le besoin qu’elle a de l’homme. Dans ce monde les deux sexes n’ont jamais été égaux, même si le statut social de la femme évolue, elle est encore dans l’état d’infériorité. Les femmes ont les mêmes droits que des hommes mais ces droits ne se présentent pas encore dans les moeurs: les salaires des hommes sont plus élevés, ils participent beaucoup plus dans la vie politique que les femmes, etc. Cette situation vient de la tradition et de la formation. Autrefois, les hommes créaient l’histoire de l’humanité, favorable à leurs besoins. Au moment où les femmes ont commencé à se manifester, le monde appartenait déjà aux hommes et ils en étaient sûrs. Les femmes doutaient encore car ne plus accepter le statut de l’Autre signifiait dénoncer à tous les avantages que l’homme peut proposer. De plus, malgré la tentation de devenir un Sujet, il y a en individu la tentation de perdre sa liberté et de se soumettre à qqn. d’autre.

La femme ne se réclame comme le Sujet parce qu’elle se sent liée à l’homme par un rapport inséparable et elle aime être dans le rôle de l’Autre. Il faudrait poser une question: où sont les origines de ce phénomène? C’étaient les hommes qui ont réussit à dominer les femmes dès le début et ils sont devenus supérieurs et absolus. Mais pourquoi n’est pas nouvelle et il y a déjà beaucoup de réponses, mais toutes les réponses et les justifications des hommes sont niées par une seule phrase: “la femme est Autre”. Les mâles ont exposé pendant les siècles leur satisfaction d’être supérieurs: les hommes remercent le Seigneur de ne les avoir pas faits femmes. Poulain de la Barre (16e siècle) a dit que les hommes, en créant les lois ont favorisé leur sexe. Tous les intellectuels isaient que l’inférieurité de la femme a été voulue par le ciel. De plus, on se moquait des faiblesses des femmes dans les satires, toute la littérature a été dressée contre elles, par exemple, le code romain en essayant de limiter les droits des femmes a déclaré le manque d’intelligence des femmes. Au 16e siècle on appelle la femme “une beste qui n’est ni ferme ni estable”. Montaigne reconnaît le fait que les hommes ont créé les règles dans ce monde et les femmes doivent y obéir. Au 18e siècle, les philosophes démocrates (surtout Diderot) considèrent que la femme est comme l’homme un être humain. Mais ces philosophes ont envisagé cette question avec une objectivité exceptionnelle. Au 19e siècle, on a recommencé de déclarer que la femme est inférieure car, à l’époque, les femmes se sont engagées dans le travail producteur, leur situation économique a hangé et les hommes ont compris qu’elles étaient de dangereuses concurrentes. Donc, pour démontrer l’infériorité des femmes, les antiféministes ont utilisé les sources philosophiques, théologiques et scientifiques: biologie, psychologie expérimentale, etc. Ils avaient l’intention d’accorder à l’autre sexe “égalité dans la différence”. Mais cette “égalité” a provoqué plus de discriminations. “L’éternel féminin” est la même chose que “l’âme noire” et “caractère juif”. La situation de la femme diffère de celle des Juifs, car les antisémistes ne considèrent que les Juifs sont des ennemis inférieurs, ils veulent tout simplement les détruire. La situation de la femme est similaire à celle des Noirs, car la classe dominante veut les retenir à “leur place”, choisie par elle-même. Quand le groupe est considéré comme inférieur, il est inférieur, mais il faut changer le verbe être en verbe être devenu ou être fait. Les femmes sont inférieures car elles ont de moindre possibilités à l’égard des hommes. Est-ce que ce problème doit continuer? L’oppresseur, même le plus pauvre ou médiocre se sent supérieur à son opprimé. Selon Claude Mauriac, les idées des femmes “viennent de nous”. Mais même parmi les mâles les uns prennent les idées des autres et les considèrent comme les siennes. Par exemple, M. Mauriac, en disant “nous”, s’identifie avec Saint Paul, Hegel, Lénine, etc. Les hommes qui sont inquiets de leur supérieurité, sont plus orgueilleux en face de la femme et ceux qui ne sont pas effrayés, reconnaîssent leur ressemblence aux femmes. Tout de même, se définir comme Sujet unique exige beaucoup de sacrifice da la part des hommes. La majorité des hommes trouve qu’ils respectent leur épouse dans la famille, qu’ils lui donnent la liberté, la femme est égal à eux et il n’y a plus d’hiérarchie sociale entre les sexes. En ce qui concerne l’infériorité professionnelle, si la femme coopère avec l’homme, il reconnaît l’égalité abstraite et si la femme entre en conflit avec l’homme, il n’en reste que l’inégalité concrète. Les hommes affirment que les femmes sont leurs égales et n’ont rien à demander mais en même temps ils répliquent que les exigeances des femmes n’obtiendront jamais de résultats. La réflexion sur la discrimination sociale est très profonde dans la femme, tandis que les hommes trouvent cela insignifiant, ils ne comprennent pas la vraie situation des femmes.

One thought on “Simone de Beauvoir: Le deuxième sexe (résumé de l’introduction)”

  1. L’eternel debat sur le feminisme je vais sans doute lire le livre.

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